Marieville, le 26 août 2026 — Sportchief célèbre cette année son 80e anniversaire et revient sur huit décennies d’évolution dans la conception de vêtements destinés aux passionnés de chasse, de pêche et de plein air.
Fondée en 1946, la marque canadienne s’est développée à partir d’un solide savoir-faire manufacturier ayant commencé entre les deux guerres. D’abord associée à la production de gants, d’uniformes et de vêtements de travail, elle a progressivement concentré son expertise sur les besoins particuliers des chasseurs. « La chasse se pratiquait autrefois avec des vêtements de travail. Nous avons commencé à intégrer des tissus plus élaborés, des matières respirantes et des membranes », explique Philippe Hardy, représentant de la troisième génération de cette famille ayant contribué à la fondation et au développement de Sportchief.
L’acquisition de Sportchief par Côté-Reco inc. en 2009 a insufflé un nouvel élan à la marque grâce au renforcement de sa force de vente, à l’ajout de designers d’expérience, au développement de nouveaux partenariats avec des fournisseurs et à l’élargissement de la gamme, notamment par l’ajout de plusieurs accessoires.

Une expertise manufacturière transmise sur trois générations
L’histoire de Sportchief est étroitement liée à celle de la famille Hardy et à une tradition manufacturière qui remonterait à 1929. En 1946, la famille aurait acquis à Marieville une entreprise alors connue sous le nom de Leatherware Limited. Celle-ci deviendra éventuellement Sportchief et orientera progressivement ses activités vers les vêtements spécialisés pour la chasse. Pour l’entreprise, cette connaissance concrète de la fabrication a longtemps représenté un avantage déterminant dans sa façon de concevoir ses collections. «Nous étions des manufacturiers, pas des importateurs. Il y avait une grande différence dans la façon de développer les produits et de répondre au marché», poursuit M. Hardy.
Transformer les besoins du terrain en innovations
À une époque où plusieurs chasseurs utilisaient encore principalement des vêtements de travail, Sportchief a commencé à intégrer des technologies provenant notamment des univers du ski et de la montagne. Tissus respirants, membranes imperméables, coutures scellées, matières plus silencieuses et constructions favorisant la mobilité ont progressivement transformé les collections pour s’imposer dans le marché Canadien qui proposait très peu voire pas du tout de produits pour les amateurs de chasse ou pêche.
Au fil du temps, l’arrivée de motifs comme Realtree Advantage et Mossy Oak Break-Up, combinée à l’utilisation du tissu Saddle Cloth (silencieux, résistant, déperlant, etc), aurait contribué à accélérer le développement et la reconnaissance de la marque au Canada. Le scellage des coutures aurait également commencé à l’usine de Marieville autour de 1991, faisant de Sportchief l’une des pionnières canadiennes du vêtement de chasse intégrant des membranes imperméables et des coutures scellées. « Dans un marché en constante évolution, il faut toujours chercher à voir plus loin et se renouveler. L’innovation est essentielle pour demeurer pertinent, répondre aux besoins de nos consommateurs et garder une longueur d’avance », souligne David Côté-Tremblay, l’un des designers de vêtements chez Sportchief.

Une innovation qui se poursuit aujourd’hui
80 ans après ses débuts, Sportchief continue de développer ses produits et ses camouflages en collaboration avec des passionnés qui les mettent à l’épreuve sur le terrain. Cette approche s’appuie toujours sur l’observation des chasseurs, de leurs mouvements, des conditions auxquelles ils font face et des caractéristiques qui peuvent réellement améliorer leur expérience. La marque compte également parmi ses ambassadeurs plusieurs figures reconnues du milieu de la chasse et de la pêche au Québec, notamment Jason Tremblay Morneau, Réal Langlois, surnommé « L’Homme Panache », Dan Lavoie et Kate Nadeau-Mercier cofondatrice de la communauté Filles de bois.
«Innover ne consiste pas seulement à ajouter une technologie à un vêtement. Il faut comprendre pourquoi elle est nécessaire, comment elle sera utilisée et ce qu’elle changera réellement une fois sur le terrain», explique David Côté-Tremblay. Cette philosophie se reflète notamment dans le développement récent du camouflage J.T. Moose. Créé avec le chasseur Jason Tremblay Morneau, le motif s’inspire des teintes, des textures et des contrastes du pelage de l’orignal dans la forêt boréale québécoise.
« Sportchief, c’est 80 ans d’histoire enracinée dans le territoire canadien. Dans le contexte actuel, choisir une marque canadienne, c’est faire un choix réfléchi : soutenir un savoir-faire d’ici, des familles qui vivent et grandissent grâce à cette industrie, ainsi qu’une entreprise qui continue d’investir et de se développer chez nous, au Canada.» – André Côté, co-propriétaire et président
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